<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<!-- generator="Joomla! - Open Source Content Management" -->
<?xml-stylesheet href="/plugins/system/jce/css/content.css?1f1d9331613d386251846a480289c07b" type="text/css"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xml:lang="fr-fr">
	<title type="text"># 67 Solidaires des jeunes précaires</title>
	<subtitle type="text">(Re)bonds est un magazine mensuel créé par Fanny Lancelin, journaliste installée dans le Cher. Son but : à travers, des portraits d'habitant.es du Berry, raconter des parcours alternatifs, des modes de vie où le respect des êtres vivants et de leur environnement tient une place centrale.</subtitle>
	<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.rebonds.net"/>
	<id>http://www.rebonds.net/67solidairesdesjeunesprecaires/185-recreations</id>
	<updated>2023-05-11T19:37:14+02:00</updated>
	<author>
		<name>(Re)bonds.net</name>
	</author>
	<generator uri="https://www.joomla.org">Joomla! - Open Source Content Management</generator>
	<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://www.rebonds.net/67solidairesdesjeunesprecaires/185-recreations?format=feed&amp;type=atom"/>
	<entry>
		<title>« Les Délivrés », Thomas Grandrémy</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.rebonds.net/67solidairesdesjeunesprecaires/185-recreations/841-lesdelivresthomasgrandremy"/>
		<published>2017-04-02T20:07:14+02:00</published>
		<updated>2017-04-02T20:07:14+02:00</updated>
		<id>http://www.rebonds.net/67solidairesdesjeunesprecaires/185-recreations/841-lesdelivresthomasgrandremy</id>
		<author>
			<name>Super User</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rebonds.net/images/ESOPE/les_délivrés.jpeg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un coup de poing. Porté autant par la musique que par les images. C’est l’effet que le documentaire de Thomas Grandrémy produit. Kilomètre après kilomètre, tour de roues après tour de roues, battement de cœur après battement de cœur... de plus en plus fort à mesure que les jours passent, que la fatigue s’installe, que la colère grandit... Dans la nuit, la route des livreurs Deliveroo ou Uber Eats semble ne jamais se terminer. Pourtant...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pourtant, ils finissent par poser pied à terre. D’abord haletants, habitués qu’ils sont à courir sans cesse pour répondre aux injonctions de l’algorithme qui leur sert de patron, à courir sans cesse pour livrer dans les temps, à courir sans cesse pour une nouvelle commande… Ensuite, ils reprennent leur souffle, pour se découvrir des centaines, communauté d’exploité·es et de précaires, et prendre le temps de se parler et de s’organiser. Enfin, ils se remettent en selle, cette fois pour réclamer leur dû, un véritable statut et un véritable salaire, de la considération aussi. Ensemble, ils vont traverser une partie de la France pour informer le public, trouver des soutiens et surtout, rencontrer leurs employeurs et négocier. De cette expérience, naîtra un syndicat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant plusieurs mois, Thomas Grandrémy a suivi ces coursiers à vélo à Nantes, Bordeaux, Paris. Ce qu’il a filmé, c’est avant tout un rythme. Répétitif, soutenu, à la limite du supportable. Ce qu’il a filmé aussi, c’est l’éveil d’une conscience politique et sociale. Ce qu’il a filmé enfin, c’est l’impossible résignation malgré l’indifférence, si ce n’est la collaboration, d’une grande partie de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est ainsi que le documentaire n’a pas seulement vocation à raconter et révéler, mais bien à éveiller politiquement et socialement celleux qui le regardent. En cela aussi, il est une réussite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bande son, assurée par Maxime Dangles, célèbre musicien de la scène électro, sert admirablement le propos. Des cinés-concerts sont organisés durant lesquels Maxime Dangles joue en «&amp;nbsp;live&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour voir le teaser&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=MQAGYAhRgJ4&quot;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=MQAGYAhRgJ4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en savoir plus&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;https://lcp.fr/programmes/les-delivres-55846&quot;&gt;https://lcp.fr/programmes/les-delivres-55846&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F.L.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rebonds.net/images/ESOPE/les_délivrés.jpeg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un coup de poing. Porté autant par la musique que par les images. C’est l’effet que le documentaire de Thomas Grandrémy produit. Kilomètre après kilomètre, tour de roues après tour de roues, battement de cœur après battement de cœur... de plus en plus fort à mesure que les jours passent, que la fatigue s’installe, que la colère grandit... Dans la nuit, la route des livreurs Deliveroo ou Uber Eats semble ne jamais se terminer. Pourtant...&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Pourtant, ils finissent par poser pied à terre. D’abord haletants, habitués qu’ils sont à courir sans cesse pour répondre aux injonctions de l’algorithme qui leur sert de patron, à courir sans cesse pour livrer dans les temps, à courir sans cesse pour une nouvelle commande… Ensuite, ils reprennent leur souffle, pour se découvrir des centaines, communauté d’exploité·es et de précaires, et prendre le temps de se parler et de s’organiser. Enfin, ils se remettent en selle, cette fois pour réclamer leur dû, un véritable statut et un véritable salaire, de la considération aussi. Ensemble, ils vont traverser une partie de la France pour informer le public, trouver des soutiens et surtout, rencontrer leurs employeurs et négocier. De cette expérience, naîtra un syndicat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant plusieurs mois, Thomas Grandrémy a suivi ces coursiers à vélo à Nantes, Bordeaux, Paris. Ce qu’il a filmé, c’est avant tout un rythme. Répétitif, soutenu, à la limite du supportable. Ce qu’il a filmé aussi, c’est l’éveil d’une conscience politique et sociale. Ce qu’il a filmé enfin, c’est l’impossible résignation malgré l’indifférence, si ce n’est la collaboration, d’une grande partie de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est ainsi que le documentaire n’a pas seulement vocation à raconter et révéler, mais bien à éveiller politiquement et socialement celleux qui le regardent. En cela aussi, il est une réussite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bande son, assurée par Maxime Dangles, célèbre musicien de la scène électro, sert admirablement le propos. Des cinés-concerts sont organisés durant lesquels Maxime Dangles joue en «&amp;nbsp;live&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour voir le teaser&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=MQAGYAhRgJ4&quot;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=MQAGYAhRgJ4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en savoir plus&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;https://lcp.fr/programmes/les-delivres-55846&quot;&gt;https://lcp.fr/programmes/les-delivres-55846&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F.L.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content>
		<category term="Récréations" />
	</entry>
	<entry>
		<title>Le temps (limité) de militer</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.rebonds.net/67solidairesdesjeunesprecaires/185-recreations/842-letempslimitedemiliter"/>
		<published>2017-04-02T20:07:14+02:00</published>
		<updated>2017-04-02T20:07:14+02:00</updated>
		<id>http://www.rebonds.net/67solidairesdesjeunesprecaires/185-recreations/842-letempslimitedemiliter</id>
		<author>
			<name>Super User</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rebonds.net/images/ESOPE/ecothèque.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce podcast fait partie d’une série produite par l’Ecothèque, une bibliothèque de ressources écologiques créée par un regroupement universitaire québécois. Le but&amp;nbsp;? Créer en ligne un savoir commun accessible aux étudiant·es sur les thèmes transversaux de l’éducation, de l’art et du militantisme.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les podcasts sont une des formes que le regroupement propose&amp;nbsp;: citons «&amp;nbsp;Le temps (limité) de militer&amp;nbsp;» mais aussi «&amp;nbsp;Résister &amp;amp; Fleurir&amp;nbsp;» ou encore «&amp;nbsp;L’humour politique et la lutte environnementale&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Différentes plateformes sont possibles pour écouter les podcasts de l’Ecothèque&amp;nbsp;:&lt;br /&gt; • gratuitement, sur celle du collectif&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;https://greenpeaceludem.wixsite.com/website/podcast&quot;&gt;https://greenpeaceludem.wixsite.com/website/podcast&lt;/a&gt; ou sur Soundcloud&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;https://soundcloud.com/lecotheque&quot;&gt;https://soundcloud.com/lecotheque&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; • avec un compte sur Spotify&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;https://open.spotify.com/show/0W3i9Wfbvf8qvhtRl0ycbf&quot;&gt;https://open.spotify.com/show/0W3i9Wfbvf8qvhtRl0ycbf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter&amp;nbsp;: il est possible de proposer ses propres podcasts à l’Ecothèque. Contact&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;mailto:lecotheque@gmail.com&quot;&gt;lecotheque@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rebonds.net/images/ESOPE/ecothèque.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce podcast fait partie d’une série produite par l’Ecothèque, une bibliothèque de ressources écologiques créée par un regroupement universitaire québécois. Le but&amp;nbsp;? Créer en ligne un savoir commun accessible aux étudiant·es sur les thèmes transversaux de l’éducation, de l’art et du militantisme.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les podcasts sont une des formes que le regroupement propose&amp;nbsp;: citons «&amp;nbsp;Le temps (limité) de militer&amp;nbsp;» mais aussi «&amp;nbsp;Résister &amp;amp; Fleurir&amp;nbsp;» ou encore «&amp;nbsp;L’humour politique et la lutte environnementale&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Différentes plateformes sont possibles pour écouter les podcasts de l’Ecothèque&amp;nbsp;:&lt;br /&gt; • gratuitement, sur celle du collectif&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;https://greenpeaceludem.wixsite.com/website/podcast&quot;&gt;https://greenpeaceludem.wixsite.com/website/podcast&lt;/a&gt; ou sur Soundcloud&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;https://soundcloud.com/lecotheque&quot;&gt;https://soundcloud.com/lecotheque&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; • avec un compte sur Spotify&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;https://open.spotify.com/show/0W3i9Wfbvf8qvhtRl0ycbf&quot;&gt;https://open.spotify.com/show/0W3i9Wfbvf8qvhtRl0ycbf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter&amp;nbsp;: il est possible de proposer ses propres podcasts à l’Ecothèque. Contact&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;mailto:lecotheque@gmail.com&quot;&gt;lecotheque@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content>
		<category term="Récréations" />
	</entry>
	<entry>
		<title>« Mort sociale, jeunesse de France », Bernie Bonvoisin</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.rebonds.net/67solidairesdesjeunesprecaires/185-recreations/843-mortsocialejeunessedefranceberniebonvoisin"/>
		<published>2017-04-02T20:07:14+02:00</published>
		<updated>2017-04-02T20:07:14+02:00</updated>
		<id>http://www.rebonds.net/67solidairesdesjeunesprecaires/185-recreations/843-mortsocialejeunessedefranceberniebonvoisin</id>
		<author>
			<name>Super User</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rebonds.net/images/ESOPE/mort_sociale.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;A chaque mouvement social, la plus célèbre de ses chansons passe en boucle dans les hauts-parleurs des cortèges. Depuis «&amp;nbsp;Antisocial&amp;nbsp;» qu’il jouait sur scène avec le groupe Trust, Bernie Bonvoisin n’a jamais cessé de s’exprimer contre les injustices. Cette fois, il est derrière la caméra pour un documentaire sur une partie de la population touchée de plein fouet par la précarité.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C’est durant la crise sanitaire provoquée par le Covid-19 que le pays a semblé découvrir, mi-surpris mi-horrifié, la situation dramatique dans laquelle se trouve la jeunesse. Difficultés financières, épuisement, solitude, fragilité mentale… Au point, pour le gouvernement, de devoir mettre en place des solutions spécifiques d’aide alimentaire d’urgence et de soutien psychologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernie Bonvoisin a tourné en 2021, à Nancy et sa proche banlieue, alors que la période des confinements-déconfinements n’était pas tout à fait terminée. &lt;br /&gt;Il y a d’abord rencontré Pierre, en 2e année d’études de Biologie, qui a dû quitter ses parents parce qu’iels vivaient en zone blanche et qu’il avait besoin de suivre les cours en visio. Il a vécu enfermé dans 9 m² pendant un mois avant de &lt;em&gt;«&amp;nbsp;péter un plomb&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; et de recourir au «&amp;nbsp;Happsy hours&amp;nbsp;», des consultations mises en place par des étudiant·es en psychologie pour soulager leurs camarades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vient ensuite Sébastien, en 3e année de Droit, qui a déjà contracté deux emprunts pour financer ses études parce que ses parents ne peuvent plus l’aider. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Est-ce normal de devoir payer pour apprendre&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, interroge-t-il. Impossible de traverser la rue pour trouver du travail, comme le suggérait Emmanuel Macron&amp;nbsp;: plus d’embauche en période de crise. Il a accepté de suspendre ses études pour faire un Service civique, payé au rabais pour une mission qui est en fait un vrai poste. Dans la bouche du gouvernement, c’est une belle expérience. Dans celle de Sébastien, de l’exploitation et du mépris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Margot et Laura, étudiantes en Histoire, parlent du système injuste des bourses. Logan, étudiant en Lettres, des 7 euros par mois qui lui restent pour manger une fois qu’il a payé toutes ses charges et de sa &lt;em&gt;«&amp;nbsp;honte&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; d’être&lt;em&gt; «&amp;nbsp;vulnérable&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; au point de ne pas arriver à passer la porte des Restos du Coeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi Alfa, qui a traversé une partie de la planète à pied, en voiture et en bateau pour quitter sa Guinée natale où il risque la mort. Il étudie la cuisine en France mais l’administration ne lui simplifie pas la vie. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;On peut être ensemble,&lt;/em&gt; dit-il des autres jeunes, &lt;em&gt;mais on n’a pas le même sourire.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi tous·tes celleux qui les soutiennent&amp;nbsp;: de l’enseignant au maire en passant par l’infirmier psychiatrique. Et les étudiant·es elleux-mêmes, comme Camélia et Zaccaria, qui s’organisent pour s’entraider. Une belle énergie, de l’espoir... non pas d’un changement qui viendrait des institutions, mais bien des jeunes elleux-mêmes. Sûrement inattendu, peut-être violent. Car Bernie Bonvoisin le rappelle en forme de conclusion&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Quand on n’aura plus rien, on n’aura plus rien à perdre.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Mort sociale, jeunesse de France&amp;nbsp;» est à (re)voir gratuitement en replay sur la chaîne parlementaire LCP&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;https://lcp.fr/programmes/mort-sociale-jeunesse-de-france-82194&quot;&gt;https://lcp.fr/programmes/mort-sociale-jeunesse-de-france-82194&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F.L.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rebonds.net/images/ESOPE/mort_sociale.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;A chaque mouvement social, la plus célèbre de ses chansons passe en boucle dans les hauts-parleurs des cortèges. Depuis «&amp;nbsp;Antisocial&amp;nbsp;» qu’il jouait sur scène avec le groupe Trust, Bernie Bonvoisin n’a jamais cessé de s’exprimer contre les injustices. Cette fois, il est derrière la caméra pour un documentaire sur une partie de la population touchée de plein fouet par la précarité.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;C’est durant la crise sanitaire provoquée par le Covid-19 que le pays a semblé découvrir, mi-surpris mi-horrifié, la situation dramatique dans laquelle se trouve la jeunesse. Difficultés financières, épuisement, solitude, fragilité mentale… Au point, pour le gouvernement, de devoir mettre en place des solutions spécifiques d’aide alimentaire d’urgence et de soutien psychologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernie Bonvoisin a tourné en 2021, à Nancy et sa proche banlieue, alors que la période des confinements-déconfinements n’était pas tout à fait terminée. &lt;br /&gt;Il y a d’abord rencontré Pierre, en 2e année d’études de Biologie, qui a dû quitter ses parents parce qu’iels vivaient en zone blanche et qu’il avait besoin de suivre les cours en visio. Il a vécu enfermé dans 9 m² pendant un mois avant de &lt;em&gt;«&amp;nbsp;péter un plomb&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; et de recourir au «&amp;nbsp;Happsy hours&amp;nbsp;», des consultations mises en place par des étudiant·es en psychologie pour soulager leurs camarades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vient ensuite Sébastien, en 3e année de Droit, qui a déjà contracté deux emprunts pour financer ses études parce que ses parents ne peuvent plus l’aider. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Est-ce normal de devoir payer pour apprendre&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, interroge-t-il. Impossible de traverser la rue pour trouver du travail, comme le suggérait Emmanuel Macron&amp;nbsp;: plus d’embauche en période de crise. Il a accepté de suspendre ses études pour faire un Service civique, payé au rabais pour une mission qui est en fait un vrai poste. Dans la bouche du gouvernement, c’est une belle expérience. Dans celle de Sébastien, de l’exploitation et du mépris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Margot et Laura, étudiantes en Histoire, parlent du système injuste des bourses. Logan, étudiant en Lettres, des 7 euros par mois qui lui restent pour manger une fois qu’il a payé toutes ses charges et de sa &lt;em&gt;«&amp;nbsp;honte&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; d’être&lt;em&gt; «&amp;nbsp;vulnérable&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; au point de ne pas arriver à passer la porte des Restos du Coeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi Alfa, qui a traversé une partie de la planète à pied, en voiture et en bateau pour quitter sa Guinée natale où il risque la mort. Il étudie la cuisine en France mais l’administration ne lui simplifie pas la vie. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;On peut être ensemble,&lt;/em&gt; dit-il des autres jeunes, &lt;em&gt;mais on n’a pas le même sourire.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi tous·tes celleux qui les soutiennent&amp;nbsp;: de l’enseignant au maire en passant par l’infirmier psychiatrique. Et les étudiant·es elleux-mêmes, comme Camélia et Zaccaria, qui s’organisent pour s’entraider. Une belle énergie, de l’espoir... non pas d’un changement qui viendrait des institutions, mais bien des jeunes elleux-mêmes. Sûrement inattendu, peut-être violent. Car Bernie Bonvoisin le rappelle en forme de conclusion&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Quand on n’aura plus rien, on n’aura plus rien à perdre.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Mort sociale, jeunesse de France&amp;nbsp;» est à (re)voir gratuitement en replay sur la chaîne parlementaire LCP&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;https://lcp.fr/programmes/mort-sociale-jeunesse-de-france-82194&quot;&gt;https://lcp.fr/programmes/mort-sociale-jeunesse-de-france-82194&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F.L.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content>
		<category term="Récréations" />
	</entry>
	<entry>
		<title>« Dédale », Takamichi</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.rebonds.net/67solidairesdesjeunesprecaires/185-recreations/844-dedaletakamichi"/>
		<published>2017-04-02T20:07:14+02:00</published>
		<updated>2017-04-02T20:07:14+02:00</updated>
		<id>http://www.rebonds.net/67solidairesdesjeunesprecaires/185-recreations/844-dedaletakamichi</id>
		<author>
			<name>Super User</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rebonds.net/images/ESOPE/Couv_314724.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;Une bande dessinée bien éloignée de notre sujet du mois&amp;nbsp;? Pas vraiment, si l’on considère l’histoire de «&amp;nbsp;Dédale&amp;nbsp;» comme une allégorie. Lisez plutôt&amp;nbsp;: deux étudiantes japonaises, travaillant pour une grande firme de jeux vidéos comme débuggeuses, se retrouvent propulsées seules, dans un monde labyrinthique qui ne cesse de se transformer. Mais comment sont-elles arrivées là&amp;nbsp;et pourquoi&amp;nbsp;? Sont-ellles vraiment dans une réalité virtuelle ou, au contraire, ne sont-elles pas en train de comprendre le monde qui les entoure vraiment…&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La force de ce manga est de se poser les questions et de trouver les réponses en même temps que les deux protagonistes. Ici, pas de narrateur·ice extérieur·e qui sèmerait quelques indices. Les lecteur·ices suivent pas à pas Reika et Yôko dans leur exploration d’un environnement étrange. La première case les montrent découvrant des couloirs, parois coulissantes et tatamis au sol à perte de vue dans une maison inconnue. A chaque porte ouverte, une nouvelle pièce quasiment identique à la précédente. Et lorsqu’elles jettent un regard par les fenêtres, une forêt immense qui semble impénétrable. Nulle autre âme que les leurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment ont-elles atterri là&amp;nbsp;? Elles semblent l’avoir oublié. Qui les a envoyées&amp;nbsp;? Elles l’ignorent aussi. Mais chacune d’elles réagit différemment à la situation&amp;nbsp;: tandis que Reika reste dans le rôle de débuggeuse qui la passionne – elle vit l’expérience comme un jeu et tente d’y découvrir une faille comme un bug dans un jeu vidéo – Yôko ne pense qu’à sortir. Leurs points de vue et leurs stratégies divergent mais un constat les réunit&amp;nbsp;: si elles se séparent, elles se perdront, l’univers qui les entoure évoluant à chaque instant en leur faisant perdre tout repère. A cela s’ajoutent des créatures étranges qui ont le pouvoir d’avaler des parties de la maison, d’en bloquer certaines, d’en faire naître d’autres…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu’au jour où, elles découvrent un message sur une table écrit par un célèbre créateur de jeux. Parvenant à le contacter sur une obscure messagerie via un vieil ordinateur, elles envisagent finalement être des cobayes pour une expérience grandeur nature – formidable selon Reika, sordide pour Yôko. A moins qu’elles ne soient en train de vivre sur &lt;em&gt;«&amp;nbsp;la face cachée de notre monde&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, comme le suggère leur mystérieux interlocuteur. Elles sont en fait encore bien loin de la vérité mais vous en dire plus serait divulgacher…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La série «&amp;nbsp;Dédale&amp;nbsp;» (en japonais «&amp;nbsp;Labyrinthe d’un millions de tatamis&amp;nbsp;») est l’œuvre de Takamichi. Elle a d’abord été publiée dans des revues en 2013, avant d’être éditée en version intégrale en France, en 2016 chez Doki Doki. Le scénario est enlevé, les personnages soignés et le graphisme sublime dans la pure tradition manga. L’histoire est découpée en épisodes, ce qui permet une lecture en plusieurs fois mais nul doute que, comme Reika et Yôko, vous ne vous arrêterez pas avant d’avoir le fin mot de l’aventure...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de renseignements sur &lt;a href=&quot;https://www.doki-doki.fr/resultats?q=D%C3%89DALE&quot;&gt;https://www.doki-doki.fr/resultats?q=D%C3%89DALE&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F.L.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rebonds.net/images/ESOPE/Couv_314724.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;Une bande dessinée bien éloignée de notre sujet du mois&amp;nbsp;? Pas vraiment, si l’on considère l’histoire de «&amp;nbsp;Dédale&amp;nbsp;» comme une allégorie. Lisez plutôt&amp;nbsp;: deux étudiantes japonaises, travaillant pour une grande firme de jeux vidéos comme débuggeuses, se retrouvent propulsées seules, dans un monde labyrinthique qui ne cesse de se transformer. Mais comment sont-elles arrivées là&amp;nbsp;et pourquoi&amp;nbsp;? Sont-ellles vraiment dans une réalité virtuelle ou, au contraire, ne sont-elles pas en train de comprendre le monde qui les entoure vraiment…&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;La force de ce manga est de se poser les questions et de trouver les réponses en même temps que les deux protagonistes. Ici, pas de narrateur·ice extérieur·e qui sèmerait quelques indices. Les lecteur·ices suivent pas à pas Reika et Yôko dans leur exploration d’un environnement étrange. La première case les montrent découvrant des couloirs, parois coulissantes et tatamis au sol à perte de vue dans une maison inconnue. A chaque porte ouverte, une nouvelle pièce quasiment identique à la précédente. Et lorsqu’elles jettent un regard par les fenêtres, une forêt immense qui semble impénétrable. Nulle autre âme que les leurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment ont-elles atterri là&amp;nbsp;? Elles semblent l’avoir oublié. Qui les a envoyées&amp;nbsp;? Elles l’ignorent aussi. Mais chacune d’elles réagit différemment à la situation&amp;nbsp;: tandis que Reika reste dans le rôle de débuggeuse qui la passionne – elle vit l’expérience comme un jeu et tente d’y découvrir une faille comme un bug dans un jeu vidéo – Yôko ne pense qu’à sortir. Leurs points de vue et leurs stratégies divergent mais un constat les réunit&amp;nbsp;: si elles se séparent, elles se perdront, l’univers qui les entoure évoluant à chaque instant en leur faisant perdre tout repère. A cela s’ajoutent des créatures étranges qui ont le pouvoir d’avaler des parties de la maison, d’en bloquer certaines, d’en faire naître d’autres…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu’au jour où, elles découvrent un message sur une table écrit par un célèbre créateur de jeux. Parvenant à le contacter sur une obscure messagerie via un vieil ordinateur, elles envisagent finalement être des cobayes pour une expérience grandeur nature – formidable selon Reika, sordide pour Yôko. A moins qu’elles ne soient en train de vivre sur &lt;em&gt;«&amp;nbsp;la face cachée de notre monde&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, comme le suggère leur mystérieux interlocuteur. Elles sont en fait encore bien loin de la vérité mais vous en dire plus serait divulgacher…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La série «&amp;nbsp;Dédale&amp;nbsp;» (en japonais «&amp;nbsp;Labyrinthe d’un millions de tatamis&amp;nbsp;») est l’œuvre de Takamichi. Elle a d’abord été publiée dans des revues en 2013, avant d’être éditée en version intégrale en France, en 2016 chez Doki Doki. Le scénario est enlevé, les personnages soignés et le graphisme sublime dans la pure tradition manga. L’histoire est découpée en épisodes, ce qui permet une lecture en plusieurs fois mais nul doute que, comme Reika et Yôko, vous ne vous arrêterez pas avant d’avoir le fin mot de l’aventure...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de renseignements sur &lt;a href=&quot;https://www.doki-doki.fr/resultats?q=D%C3%89DALE&quot;&gt;https://www.doki-doki.fr/resultats?q=D%C3%89DALE&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F.L.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</content>
		<category term="Récréations" />
	</entry>
</feed>
